28.10.2008
LE PALUDISME ou se protéger des indigènes !
LE DOCUMENT INTITULE "PRECIS DU PALUDISME" CONCERNE LES ANNEES 1920.
IL EST REDIGE SOUS LE COUVERT DE L'INSTITUT PASTEUR D'ALGER, ET EDITE PAR LE SERVICE ANTIPALUDIQUE DU GOUVERNEMENT GENERAL DE L'ALGERIE.
Ce livret est à verser au débat sur les bienfaits de la colonisation. On se reportera également à l'album ci-contre qui donne une aperçu de ce qu'a été son auteur le Dr Louis-Michel PARROT et de l'esprit qui l'animait au moment de la rédaction.
SOYONS CLAIR, ON Y VERRA LA DEMONSTRATION DE LA PLENITUDE D'UN ESPRIT VOUE AUX THESES COLONIALES.
En effet, le docteur Louis PARROT est bien de son époque : son discours est clairement et nettement emprunt de racisme.
Son petit opuscule de 36 pages est édité sous l'égide de l'Institut Pasteur en 1923.
Il est destiné aux écolier-e-s, ou plutôt à leurs enseignant-e-s.
Il donne le ton dès les premières lignes :
"[le paludisme] est le plus grand obstacle qui s'oppose à la colonialisation des pays chauds". (page 3)
Page 6 : "[ce parasite] a été découvert, en 1880, à Constantine, par un grand savant français, A. LAVERAN".
Quelques pages sont consacrées aux moustiques, mâle et femelle , Culex et Anophèle, aux zones qu'ils infectent respectivement, et à leurs larves.
C'est ensuite au 'réservoir' du parasite que s'intéresse le fascicule. Et là le ton est de suite donné sans ambiguité :
page 16 : "Dans l'Afrique du Nord, le principal réservoir de poison, de virus paludéen, est constitué par les Indigènes. Aussi pour protéger, les Européens qui vivent à leur contact, s'efforce-t-on de guérir les Indigènes en leur distribuant chaque jour de la quinine ...".
Soyons plus précis :
page 17 : " ... à l'intérieur d'un cercle de deux kilomètres de rayon autour du village européen à protéger.". Rappel : 2km est le rayon d'action maximal d'un moustique.
Evidemment, on veillera au préalable à éliminer dans cette zone tous les moustiques adultes et à y éliminer les eaux stagnantes.
Le pétrolage des grandes étendues d'eaux, le désherbage ou la faucardage (fauche à 20 cm sous l'eau) complèteront le dispositif de lutte contre le moustique. On évitera bien sûr de construire des villages ou des maisons à proximité de marécages.
A savoir :
Le paludisme est une maladie vieille comme le monde.
Appelée malaria par les Italiens, c'était la maladie réputée du mauvais air.
Durant des siècles, la fièvre des marais et eaux stagnantes, est sensée être contractée en respirant.
Cependant, on ne meurt pas directement du paludisme [du latin palus, pluriel paludis = marais] mais de l'anémie et de l'épuisement consécutives car l'infection du sang atteint le moindre des organes du corps. Les fièvres paludéennes (= du paludisme) sont particulièrement éprouvantes. Le fait d'être réinfecté-e en permanence et d'être affaibli-e augmentent l'acuité de l'infection.
Le médecin militaire Charles LAVERAN (1845-1922) dans les années 1880 enquête sur cette maladie qui décime les troupes coloniales.
Or, les jésuites avait appris des Incas les propriétés antipyrétique (anti fièvre), analgésique (antidouleur) et surtout antipaludique de l'extrait de quinina, plante sud-américaine. La quinine permet une certaine protection contre le développement des fièvres. Cette plante au goût amer empêche l'hématozoaire d'infecter les globules rouges du sang. Le Dr LAVERAN, inspiré par la récente révolution de Louis PASTEUR, enquête non sur l'air et les eaux des marais, mais sur le sang des malades et des morts. Il identifie l'hématozoaire falciparum comme parasite [il en existe un autre, l'hématozoaire vivax] . C'est lui aussi qui fera le lien avec les moustiques ANOPHELE qui en sont le vecteur (= transporteur).
Son grand traité sur le paludisme a été édité en 1907 : cet anniversaire est passé inaperçu.
C'est en fait François Clément MAILLOT (1804-1894), autre médecin militaire, qui en vint à conclure au caractère palustre (dû au voisinage des marais) des fièvres d’Algérie. Jusqu’alors, elles avaient été traitées comme la fièvre typhoïde de nos climats. Rompant avec les idées de l’École Militaire, il abandonne les saignées tant prônées par le Docteur François Broussais (1772-1838) et prescrit le sulfate de quinine à haute dose.
Ceci nous amène à évoquer le présent :
- c'est suite à la première guerre d'Irak qu'en retour, les forces américaines décident d'accélérer la mise au point d'un vaccin anti-paludisme. Depuis lors, des recherches ont été lancées un peu partout. On en a testé un prototype sur des enfants mozambicain-e-s et éthiopien-ne-s en 2004.
- l'artémisinine (qing hao su (青蒿素) en chinois) semble être une nouvelle voie de lutte contre cette maladie.
Mais, pourquoi tant de lenteurs ? Pourquoi l'avoir mis en oeuvre si tard ? N'y avait-il pas pour certains groupes plus d'avantages à vendre des insecticides et répulsifs anti-insectes, plus commodes à fabriquer et à vendre ?
La volonté chinoise de 'coloniser' l'Afrique ne va-t-elle pas accélérer les recherches ?
Quelles attitudes n'avons-nous pas aujourd'hui qui sont semblables à celles du docteur PARROT ?
A suivre.
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29.12.2007
LES ASSOCIATIONS DE KEKE
2001 par Cécile DEWALCKENAERE
"Toutes les associations contactées ont répondu à notre appel et qui plus est les bras chargé de cadeaux pour nous remercier d'être venues jusque Kéké."
ASSOCIATION DES PARENTS D'ELEVES.
"Cette association s'occupe de l'éducation et des projets concernant l'école. Le matériel scolaire fait cruellement défaut : cahiers, crayons, craies, manuels sont un souci constant. Un projet de puits est en suspens."
ASACO (association de GESTION DU CENTRE DE SANTE).

"L' association de gestion du centre de santé a un projet MERE ENFANT qui a pour but de fournir une trousse de
naissance aux bébé-e-s et de leur offrir de la layette. Certains médicaments manquent : collyres, antitussifs, bandes pour soigner le cordon.
Tous les centres de santé ont le même plan de base : voir photo ci contre
TIECIRI-TON ( en bambara association 'ATTACHONS NOS CEINTURES')
"Cette asso s'occupe du développement économique et social de Kéké. Elle accorde des microcrédits en matière d'artisianat, d'élevage, de culture maraichère, de commerce.
Il nous ont fait part d'un projet d'achat de décortiqueuse de riz mais le prix est pour l'instant inabordable soit 1 000 000 Fcfa (soit 10 000 FF ou 1 500€).
Un projet de poulailler est en préparation. Nous ferons de notre mieux pour les aider."
09:15 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
BIBLIOTHEQUE EDUCATIVE DE KEKE
2001 par Cécile DEWALCKENAERE
Ma collègue, Bérangère et moi même avons récupéré une quinzaine de cartons de livres à Bamako et les avons acheminés à Kéké par le taxi brousse.
Ces 500 ouvrages s'ajoutent aux 250 parvenus par un voyage précédent.
Premières opérations : dépoussiérage et rangement par catégorie (romans, BD, policiers, documentaires, livres pour enfants, ...).
Nous abandonnons l'idée de mettre des étiquettes sur chaque livre car peu d'habitants lisent le français. Ce sont surtout les enfants de l'école qui lisent le plus.
Ils aiment surtout regarder les images. Pour eux, le simple fait d'ouvrir un livre est extraordinaire.
Nous avons finalement regroupé les ouvrages d'un côté par tranche d'âge pour les enfants et de l'autre pour les adultes.
Nous avons essayé de former le bibliothécaire au sys tème de prêt, mais comme il est avant tout paysan et travaille aux champs, il est difficile d'aménager des horaires d'ouverture réguliers.
Le maire a promis d'en parler à la prochaine réunion municipale."
2005 par Jacqueline PLEA : en CHANTIER
Voir ci-contre la bibliothèque.
09:10 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.12.2007
LE CENTRE DE SANTE COMMUNAL
d'après le compte rendu de Cécile DEWALCKENAERE alors en 6ème année de pharmacie.
- créé en 1997, le centre de santé est animé par Seydou X, chef de poste, infirmier, Mama TANGARA, pharmacien et Anta Y, sage femme.

- le bâtiment comprend les salles de consultation, de soins et d'accouchement ainsi que la pharmacie.
La salle de consultation possède un bureau, une table d'examen, un tensiomètre et un pèse personne.
La salle de soins est composée de trois lits sans couverture, ni draps, ni moustiquaires.
La salle d'accouchement dispose d'une table d'accouchement, d'un pèse bébé et d'une baignoire.
La pharmacie apparaît sale et en désordre : la poussière est omniprésente et les médicaments non rangés.
- prise en mains de la pharmacie :
dépoussiérage et nettoyage, tri du contenu de cartons, découverte de petit matériel (ciseaux, pince, ...), rangement des médicaments (comprimés, sirops, ...) et matériel (compresses, seringues,...).
A la fin de la journée, la pharmacie est propre et cohérente.

- le lendemain est jour de marché :
les habitant-e-s des localités voisines en profitent pour se faire soigner : la fréquentation du centre de santé est donc importante.
- le chef de poste reçoit chaque patient-e dans la salle de consultation : après examen, il inscrit sur le registre de consultation la date, le nom de la personne, le village de résidence de la personne, diagnostic et traitement instauré. La consultation est facturée 400 Fcfa soit 4 FF (61 centimes d'euro). Remarque : la possession de la carte de membre de l'ASACO (association de gestion du centre de santé) permet la gratuité des consultations durant un an.
- dans le cas de délivrance d'une ordonnance :
je prends le relais. L'ordonnance comprend trois volets : le blanc pour l'ordonnancier, le rose pour le patient et l'orange pour un éventuel contrôle. L'ordonnance indique le lieu et la date de délivrance, le nom de la personne, le nom du médicament, la quantité prescrite et le prix.
- après lecture de l'ordonnance, j'introduis dans un sachet chaque élément de l'ordonnance.
Exemple : 24 comprimés de buprofène dans un 1er sachet, 24 comprimés de paracétamol dans un second, une seringue et le solvant dans un autre avec la benzanthine pénicilline.
Comme peu de malien-ne-s ne parlent français, j'utilise un lexique bambara pour leu expliquer la posologie : soromakélé= 1 comprimé le matin, tiékélé le midi et soufékélé le soir. Je fais payer et enregistre l'ordonnance sur l'ordonnancier. Voir ci dessous.
| le 20/1/2001 | n°102 | |||
| Benzanthine péninicilline | 2,4 M | x 1 | 325 | Fcfa |
| solvant | 5 cc | x 1 | 190 | Fcfa |
| iBuprofène | cp | x 24 | 360 | Fcfa |
| paracétamol | cp | x 24 | 120 | Fcfa |
| seringue | 10 cc | x 1 | 120 | Fcfa |
| CONSULTATION | 100 | Fcfa | ||
| total | 1 215 | Fcfa |
A la fin de chaque journée, le total des ventes est établi. De même, une récapitulation mensuelle est prévue.
La gestion de la pharmacie implique le tenue de fichesde stocks précisant entrées et sorties pour chaque médicament. Tous les quinze jours, Mama TANGARA se charge du réappovisionnement en allant à Djenné.
Remarque : celui-ci prend un dimension plus humaine que commerciale, les patient-e-s n'achètent que ce dont ils ou elles ont besoin.
| Extrait du tarif de novembre 2001 | ||||
| aspirine | 1 cp | 5 | Fcfa | |
| amoxilline | 1 cp | 15 | Fcfa | |
| buthyl | injection | 20 | Fcfa | |
| chloroquine | 100 mg | 1 cp | 10 | Fcfa |
| sirop | 360 | Fcfa | ||
| cotrimoxazole | 480 mg | 1 cp | 15 | Fcfa |
| sirop | 730 | Fcfa | ||
| fer | 5 | Fcfa | ||
| furosémide | 1 cp | 10 | Fcfa | |
| ibuprofène | 1 cp | 15 | Fcfa | |
| mébendazole | 1 cp | 250 | Fcfa | |
| paracétamol | 1 cp | 5 | Fcfa | |
| quinine | 0,2 mg | 1 cp | 170 | Fcfa |
| 0,4 mg | 1 cp | 245 | Fcfa | |
Calculons le coût d'un traitement antipaludéen pour une famille (élargie) de 25 personnes ne serait qu'avec de la chloroquine : 1 comprimé valant 10cts par personne durant 365 jours pour 25 sujets cela fait 9 125 comprimés pour un coût annuel de 912,5 F cfa soit 139,11€ une somme non négligeable.
EXAMEN DU REGISTRE DES CONSULTATIONS :
j'y relève pour le mois d'août 2001 les pathologies suivantes :
| paludisme | 85 |
| infection respiratoire aigue | 31 |
| dermatose | 21 |
| douleurs abdominales | 15 |
| dysenterie | 12 |
| infection vaginale | 11 |
| ulcère | 10 |
| otite | 9 |
| furoncle | 9 |
| panaris | 4 |
total | 207 |
EXEMPLES DE TRAITEMENTS :
- infection respiratoire aigue : cotrimoxazole 480 mg + paracétamol 500 mg
- paludisme : quinine 0,4 mg + aspirine 500 mg
- ulcère :hydroxyde d'alumine + paracétamol 500mg
- infection vaginale : doxycycline 500 mg + métronidazole 250 mg + buthyl + paracétamol 500 mg
19:35 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.12.2007
UNE PHARMACIENNE "chtie" A KEKE ...
Cécile Drobinski-Dewalckenaere est allée à Kéké effectuer un stage dans le cadre de ses études de pharmacie.
Avec une collègue, elle y a passé trois semaines en mai 2001.
"A l'époque (2001), j'étais étudiante en 5eme année de pharmacie et j'avais le désir de partager mes connaissances. Je voulais rencontrer des personnes totalement différentes et apprendre d'elles autant que je pouvais leur transmettre.
Je n'ai pas été déçue et je dirais même que j'ai plus appris en 3 semaines là bas qu'en 6 années d'études sur le plan humain et relationnel avec les différents acteurs de santé( infirmier, sage femme, pharmacien en brousse).
Malheureusement le fossé entre nos 2 civilisations est tellement grand que nous avons du mal à adapter notre aide en fonction de leur besoin et il n'y a qu'en se transmettant les informations recueillies sur place grâce aux bénévoles que nous pourrons trouver des solutions à leurs problèmes: cela ne sert à rien de leur apporter du pain mieux vaut leur apprendre à le fabriquer!! c'est ma conception de l'aide humanitaire.
L'accueil qu'ils nous ont fait mérite au moins cela.
Cécile Drobinski DEWALCKENAERE"

Cécile DEWALCKENAERE a vécu UNE EXPERIENCE RARE durant son séjour : elle a pu participer à la naissance d'un enfant.
UNE EXPERIENCE RARE par Cécile DEWALCKENAERE.doc
UNE EXPERIENCE RARE par Cécile DEWALCKENAERE, docteur en pharmacie.
Durant mon séjour, j’ai également eu l’occasion de travailler avec Anta, la sage-femme et ai pu suivre quelques grossesses avec elle.
Le problème en milieu rural est que peu de femmes enceintes viennent spontanément consulter le plus souvent par manque de moyens pécuniaires.
Et celles qui consultent le font rarement avant le huitième voire neuvième mois !
Difficile dans ces conditions d’effectuer un réel suivi !
Cependant Anta m’a expliqué que les femmes dont elle s’occupe possède une fiche de suivi au dispensaire.
Elle y inscrit la date de la première visite même si cette date correspond en fait à l’accouchement ; elle y ajoute bien entendu les renseignements relatifs à la maman (âge, nombre d’accouchements antérieurs, taille et masse).
Elle pouvait en déduire si l’accouchement présente ou non des risques.
Puis elle pratique un examen clinique de la personne :
· Y a-t-il des brûlures à la miction ?
Dans l’affirmative, elle l’oriente vers l’infirmier car il y a suspicion d’infection.
· Les conjonctives sont-elles pâles ?
Dans l’affirmative, l’anémie évidente nécessite un traitement à base de fer, métronidazole et chloroquine [le paludisme provoque des anémies sévères].
· Y a-t-il des pertes blanches ?
Dans l’affirmative, il s’agit vraisemblablement d’une infection génitale parasitaire ou bactérienne. En ce cas, Anta accomplit une toilette soignée des parties génitales avec prescription par l’infirmier de métronidazole.
·
Ensuite, Anta mesure la hauteur utérine c'est-à-dire la grosseur du ventre mesurée du nombril au vagin. Elle en déduit l’âge probable de l’enfant voire soupçonner une grossesse multiple.
La tension artérielle permet de déceler une hypertension gravidique.
A partir du 9ème mois, elle sait en palpant le ventre de la mère si la bébé est bien en position transverse. Dans le cas inverse, il faut diriger la personne vers l’hôpital de Djenné (35 km environ ; mais attention au Mali le nombre de « kilo » ne donne aucune information sur la durée d’acheminement).
Elle effectue également une VAT (1ère injection du vaccin antitétanique).
Généralement, il y a nécessité d’un recours à la chloroquine pour faire face au paludisme.
En définitive, au vu de l’ensemble des observations du premier examen, Anta décide d’un transfert à Djenné ou, dans le cas d’une grossesse normale, elle fixe -si possible- un second examen.
Un mois plus tard, lors de la seconde visite, elle pratique un nouvel interrogatoire et examen : brûlures à la miction, conjonctives, … ; elle effectue la seconde injection antitétanique (VAT). Si une complication s’annonce, le transfert vers Djenné est implicite.
Lors de la troisième visite, même protocole avec le rappel final de VAT.
Logiquement, la prochaine visite sera celle de l’accouchement.
J’ai eu la chance de pouvoir assister à un accouchement. Si ma contribution e minime, l’expérience fut pour moi inoubliable !
Mme Kadia S…, la maman arrive au dispensaire vers 11h du matin ; elle se plaint de contractions qui ont lieu depuis la veille. 24 ans, second enfant attendu.
Anta examine la maman.
Comment se présente lé bébé ? Y a-t-il une hémorragie ? La grossesse arrive- t-elle à terme ?
Ensuite, c’est l’examen clinique : tension artérielle, pouls de la maman, température, hauteur utérine, battements cardiaques de l’enfant (stéthoscope).
Elle compte la durée entre les contractions et examine la poche des eaux (PDE)
A partir de ces observations, elle peut évaluer les risques de complications et décider encore un transfert sur Djenné.
L’accouchement de Mme S… se présente tout à fait normalement et continue à se dérouler au mieux.
Je me contente d’appliquer une compresse humide sur son front.
Vers 15 h, l’accouchement débute.
Anta parle de « phase active » et toutes les heures mesure l’ouverture du col :
11h 45 : 7 cm ; 12h 45 : 8 cm ; 13h 45 : 9 cm ; 14h 45 : 10 cm ; …
A chaque fois, elle mesure tension artérielle, fréquence des contractions, battements cardiaques de l’enfant ; elle examine la PDE et l’engagement : 0,5 c’est bon par contre 0,2 ne l’est pas.
Vers 12h 45, elle injecte du buthyl pour limiter les douleurs dues aux contractions. Enfin, vers 14h45, elle parvient à extraire la tête du bébé et le corps suit instantanément.
C’est un garçon !!!
Anta prend un morceau de corde, ligature le cordon ombilical et le lacère –technique un peu barbare, mais ici le manque de moyens explique beaucoup de choses. Puis, elle attrape le bébé et le lave dans la bassine de façon très énergique.
Il pèse 3,1 kg et taille 50 cm
Elle s’occupe ensuite de la maman : elle retire le placenta que l’on appelle là-bas « la délivrance ». Elle vérifie la présence du ‘globe de sécurité’, c’est l’amas de sang qui sous le ventre de la mère protège l’enfant.
Elle observe l’éventualité d’une hémorragie à la sortie du placenta.
Pour finir, elle surveille la maman durant une première heure, puis deux heures plus tard.
Elle termine en inscrivant sur les registres le résultat de l’accouchement :
Mère vivante – Enfant vivant.
Elle peut suivre les enfants jusque leur troisième année.
Évidemment, une fiche de suivi est initiée à cet effet où elle surveillera la taille, la masse, l’apport en vitamines et les vaccinations.
Encore faut-il que les familles soient en mesure de payer consultations et médicaments !
10:20 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.11.2007
DONNEES SUR LE MALI
A- DONNEES GENERALES SUR LE MALI.
Photo H. LEDOUX : le monument de Bamako dédié au massacre de THIAROYE.
voir les sites suivants : l'histoire - les journaux maliens - les langues - le massacre de Thiaroye -10:20 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2007
AUTRES BLOGS
Le présent blog fait partie d'une petite galaxie documentaire concernant le Mali, le Sahel, ... et dont l'élément central est situé sur le WEB PEDAGOGIQUE.
- Kouloun est une commune de l'ouest malien à proximité de la ville de Kayes.
Elle est l'objet d'une coopération avec un établissement scolaire français, le lycée Turgot de Roubaix.
ENTR'AIDE FRANCE MALI appuie cette action de solidarité qui fait l'objet d'un blog : http://kouloun.hautetfort.com
- Nous avons réalisé également un blog documentaire sur la commune de Béléko présentant la vie des années 1960-70 : http://beleko.hautetfort.com
CONCERNANT LA COOPERATION NORD PAS DE CALAIS avec la REGION DE KAYES :
- voir aussi le site de roncq.selinkegny qui présente la coopération entre la Ville de Roncq et la Commune malienne de Sélinkégny. Vingt années d'amitié et de travaux en commun.
- sachez qu'il existe aussi une coopération entre LAMBERSART avec la Commune malienne de MAHINA intitulée ANGATA LAMBERSART et celle de LESQUIN avec BAFOULABE : ANGATA LESQUIN
- il existe aussi une coopération inter bibliothèque entre OUASSALA et LEZENNES : http://www.olpmali.gov.ml/ville.htm
Voir aussi : http://www.coopdec-mali.org/joomla/index.php?option=com_c...
- une communauté de communes du secteur de Cambrai vient de se jumeler avec GORY GOPELA commune situé au nord de GABOU GOPELA, village de la commune de Kouloun.A suivre.
- La ville de Valenciennes -ou une association de cette commune- est en relation avec LIBERTE DEMBAYA commune jouxtant celle de Kayes. A suivre.
21:55 Publié dans Solidarité internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.06.2007
DECOUVERTE DE KEKE
A-Données de base sur la commune de Niansanary
La commune rurale de Niansanary (ceinturée de magenta sur la carte) fait partie des douze (12) communes du cercle de Djenné, qui est un des huit (8) cercle de la région de Mopti.
Niansanary a pour chef lieu Kéké.
Elle est située à trente cinq (35) Kilomètres de la ville de Djenné (chef lieu de cercle) et fait frontière avec les communes de :
- Dandougou-Fakala, chef lieu Konio à l’Est,
- Pondori, chef lieu Gomitogo au Nord,
- Nemabadenya Kafo, chef lieu Mounia au Nord-Ouest,
- Ouolon, (cercle* de San) au Sud-Ouest,
- Baramandougou (cercle de San) au Sud.
* cercle = équivalent de département
« Niansana », l'origine de son nom, signifie en peulh "abondance des végétaux". Niansanary comprend six (6) villages : Kéké, M’Biabougou, N’Gola, Flako, Manta et N’djibougou (repérés en jaune sur la carte) et un gros hameau de pêcheur Diokèrè.
La population totale est estimée à 5 000 habitants en 2000, elle a une vocation agro-sylvo-pastorale avec essentiellement les Bambara, comme principale ethnie, ainsi que des Peulhs et Bozo.
Les voies d’accès sont les pistes reliant Djenné, San, Baramandougou et le fleuve Bani pendant les hautes eaux. Les moyens de transport sont le vélo, la charrette à traction animale, la pirogue et la mobylette.
B- Visite de Kéké
2005 visite de Kéké
Travail de la récolte de noix de karité.

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